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Un livre sur
la vie d’une Russe à Matadi 1923-1927
Une réfugiée
Russe après 1917 se retrouve d’abord à Istanbul, puis en Belgique et de là part début des années 20 pour le Congo. En 1960elle
écrit ses mémoires et nous donne son histoire des quelques années qu’elle passe
à Matadi. C’est une description de la vie quotidienne des premier coloniaux.
Ce livre n’est plus disponible sur papier mais j’ai acheté une version digitale que met à votre disposition. Veuillez simplement le lire et ne pas copier pour des fins commerciales. Cliquez ici pour le télécopier.
Een thesis uit 2017
Voor haar eindwerk als licentiate geschiedenis schreef Emma Verschraegen een thesis met als titel ;
CONGOKINDEREN OP ZOEK NAAR HUN WORTELS
Daarin beschrijft ze de interviews die ze afnam van een aantal mensen die hun jeugd in Kongo beschreven en hoe ze daarmee omgaan.
Klik hier om de thesis die ook beschikbaar is op de UGent
Pour ceux qui ne
domine pas le Néerlandais, j’ai traduit en partie la thèse de Emma que vous
pouvez télécharger ici . Les premières trente pages sont la
partie scientifique, l’analyse des interview, etc
tandis que les suivantes sont les témoignages. Ceux-ci sont des enfants flamands,
je n’ai pas connaissance d’un travail équivalent en français. Vous pouvez
toujours m’envoyer vos remarques à mon adresse email pierre(point)vancleven(arobase)hotmail(point)com.
Vivi, eerste hoofdstad
van Kongo
In 1959 gingen ik met de scouts naar Vivi. We namen een groot binnenschip, geleend door de havendienst, en staken de stroom over naar Vivi. Dit was de eerste hoofdstad van Kongo. Henri M Stanley ontmoette daar de eerste blanken na een tocht van 2 jaar van oost naar west Afrika. In 1958 werd de site gerestaureerd
1958 : De inhuldiging van het huis van
Stanley in Vivi 
Dit is een persoonlijke foto van 1959

En 1959, je suis
allé à Vivi avec les scouts. Nous avons pris une grande barge, prêtée par
l'autorité portuaire, et avons traversé le ruisseau jusqu'à Vivi. Ce fut la
première capitale du Congo. Henri M Stanley y rencontra les premiers Blancs
après un voyage de 2 ans de l'Afrique de l'Est à l'Ouest. En 1958 le site fut
restauré
Le texte paru dans le bulletin du Touring Club du Congo(TCB). Il est en
Néerlandais mais je l’ai traduit pour vous : Pour les photos voire le
texte originel en Néerlandais.
Le texte commence
par l’histoire des 25 ans du TCB et puis
l’histoire de Vivi qui suit .
C’est le 26
septembre 1879 que Stanley, à bord d’un petit bateau, ‘Espérance’ il entama un
voyage de reconnaissance jusqu’au point de navigation le plus loin possible sur
le fleuve Kongo. Il passe l’endroit où Matadi sera construit, et au confluent
du fleuve et rivière Mpozo il remarque sur la rive
droite une sorte de plateau à 100 au-dessus du niveau d’eau. Immédiatement il
décide d’y arranger sa base d’opération. Pendant ce voyage il est accompagné
par 10 noirs et deux blancs, un jeune Danois
Albert Christophersen et un Belge Théodore Van
Schendel, ingénieur de l’Université de Louvain,
spécialiste de travaux d’ingénierie hydraulique chez les usine Cockerill. Van Schendel est donc le premier ingénieur belge qui fut
déployé dans la grande œuvre du Kongo.
Nous savons
comment le grand explorateur Stanley, après avoir traversé l’Afrique, de
Zanzibar à Banana, et après avoir reconnu l’importance du fleuve Kongo, reçu à
Bruxelles des mains de Léopold II le commandement de l’expédition « Comité
d’étude du Haut Kongo ». Il fut encadré par deux hommes de première valeur
: le colonel Strauch et son adjoint le jeune
Lieutenant Albert Thijs.
Le plan d’action
immédiat, fait par le Roi, est résumé en trois points. D’abord créer une
station bien équipée, ensuite installer des steamers sur le haut fleuve, et
finalement créer une une jonction entre la mer et le
Haut-Kongo. Pour cela il faut construire un chemin de fer pour éviter les
cataractes et ainsi rejoindre le Stanley Pool. En juin 1879 une petite flotte
se rassemble à Banana : le ‘Royal’, un bateau de plaisance appartenant au Roiun petit cargo à vapeurnommé
Belgique, un petit bateau à vapeur nommé l’En Avant, et l’Espérance, le petit
cargo à vapeur qui arriva le premier à Vivi.
Pendant de
nombreuses semaines cette flottille assura, en dépit d’énorme difficultés, la
connexion entre Banana et Vivi pour y emmener le matériel nécessaire pour
l’expédition cad 2000 paquets avec un poids total de 80 tonnes.
Le 25 janvier 1880 Stanley décide d’organiser
un banquet auquel tout son personnel est invité. Ainsi veut-t-il fêter d’une
manière digne l’installation de la station. A ce moment-là il y a sur le
plateau de Vivi 215 hommes : 12 Européens, 81 Zanzibariens en 122
Africains de la côte ouest. Pendant ce banquet Stanley lève un
« toast » au grand roi Léopold II parla ensuite ces quelques
mots : « Je n’ai pas de préférence pour quelle que soit la
nationalité. Le devoir est notre loi, notre règle, notre guide. Que l’on soit
Grecque, Turque, Portugais, Belge, Anglais ou Américain, c’est de moindre
importance, à condition que l’on travaille selon les engagements pris. Nous
avons ici une tâche à jouer, que je considère comme sacrée. Tant que nous ne
les aurons pas accomplies, il n’y aura pas de place parmi nous pour les
paresseux, les indisciplinés, les bigots, ou pour ceux qui, en un mot,
abhorrent le travail. »
À partir de ce
jour, c’est à partir de ce plateau de Vivi que tous les efforts sont envoyés en
Afrique centrale. Mais ce plateau n’est pas une base militaire. Cette station
n’a pas été établie dans le but de conquérir. C’est le centre à partir duquel
l’énergie est rayonnée pour promouvoir la paix et la civilisation.
Deux ans plus tard, après des efforts
surhumains, après avoir accompli un travail gigantesque avec des « remèdes
pygmées » comme on disait, les machettes des ouvriers du « Comité d’étude du
Haut Congo » ont débroussé un autre plateau sur les rives du Stanley Pool.
C’est là que s’élève aujourd’hui Léopoldville, la belle capitale actuelle.
Quelques jours plus tard, le 3 décembre 1881, le petit vapeur « En Avant » est
lâché sur le « haut fleuve ». C’est le début d’une grande aventure dont on connaît les résultats.
La construction
et le développement de la station Vivi ont nécessité un effort considérable,
dont Stanley lui-même a souligné la dureté dans ses « Cinq ans au Congo ».
Stanley a fait passer cette éthique de travail, qui le caractérisait, à ses
employés.
Stanley ne se
contentera pas d’ériger sur le plateau de Vivi des casernes et des entrepôts en
fer et en bois, nécessaires à son personnel et à ses fournitures, il créera
également un jardin et un jardin de légumes. 5 000 caisses de terre sont
hissées avant d’être étalées sur le sol aride. Stanley planta 6 manguier, des
orangers et des citronniers, qu’il avait apportés de Zanzibar. Bientôt, il eut un stock important et varié
de légumes, dont les céréales et les plantes venaient d’Europe. En juin 1884, Stanley retourna à Vivi, après
avoir exploré davantage le haut Kongo, ainsi que ses affluents. Le 6 juin, il
adressa un ordre du jour à tous ses agents : il espérait, disait-il, qu’ils
continueraient à être conscients de la grande influence que leur travail
continuerait à exercer sur ces régions.
Nous savons que
ce message a été suivi et bien suivi.
Au moment où, en
1885, l’État indépendant du Congo était reconnu par les Puissances, au moment
où, en juillet de la même année, cet État presque spontanément créé en Afrique
était officiellement proclamé par Sir Francis de Winton,
successeur de Stanley, à ce moment-là Vivi devint la première capitale de ce
jeune État. L’année suivante, la capitale fut transférée à Boma, le principal
centre commercial du Bas-Congo, et toutes les grandes maisons en bois de Vivi y
furent acheminées. C’est ainsi que se termine le rôle de Vivi. Le 18 juin 1887,
l’expédition chargée de l’étude pour la construction d’un chemin de fer vers
Léopoldville débarque à Matadi. La grande et dure « Bataille du rail » allait
s’amorcer, dans des conditions infernales. Il dura plus de 10 ans. Lorsque la
première locomotive atteignit enfin le rivage du pôle Stanley, les vastes
territoires du Congo furent immédiatement reliés aux océans ; le développement
économique extraordinaire du Congo pourrait être amorcé. Mais tout cela n’avait
été possible que grâce à la poussée initiale sur le petit plateau de Vivi.